L’association Natchatiramîne voit le jour en 2003, avec la volonté de rester une structure à dimension humaine. Elle regroupait en 2005 une soixantaine de parrains/marraines d’enfants scolarisés au sein de deux établissements : le premier en Inde, le second à Madagascar. Aujourd’hui nous sommes 109 parrains et marraines d’enfants.

« Mon premier voyage en Inde s’est achevé en 2002, après un mois et demi de virée sac au dos, seule dans cet incredible country. De tout jeunes intouchables indiens ont nagé jusqu’à moi en riant, se mettant à baragouiner une sorte d’English tamoul « wat’s yurr naime ? » « from country wat ? » « we orphans ! » …
Depuis des années, je racontais en fin de formation cette merveilleuse histoire d’étoiles de mer, échouées par milliers sur une plage de l’océan indien. Vouées à une mort certaine, dans un décor d’apocalypse écologique … jusqu’à ce que soit aperçu au loin, la silhouette d’un homme seul, ramassant tranquillement une étoile après l’autre, pour les rejeter à la mer, à la vie. Ce petit geste, provoquant un changement radical à son échelle.
De retour en France, une première dizaine d’ amis proches répondent immédiatement « présent ». Chacun accompagne un orphelin dalit sur son chemin de vie, le plus loin possible, pour lui offrir une chance égale de s’épanouir, et peut être susciter en lui le désir d’accompagner à son tour un jour un enfant en détresse..
Natchatiramine était née ! »

J’aimerais être capable de retranscrire combien ils sont venus, chacun, marquer ma vie par leur manière d’appréhender le monde et les événements. J’aimerais raconter comment l’air angélique d’Ambarasi, par exemple, me revient souvent en mémoire pour mettre de la légèreté dans mon quotidien, comment la bienveillance et l’humour de Harish sont pour moi un exemple de bonté, comment la vivacité d’Arshena et le sourire de Martins m’ont montré qu’appréhender le monde avec leur regard était la meilleur manière d’être heureux. C’est leur présence entière et sans retenue qui me restera en tête. Et les mots sont tous trop faibles pour la retranscrire. »